De Alain Chabat
Avec Christian Clavier, Gérard Depardieu, Jamel Debbouze, Monica Bellucci, Alain Chabat, Claude Rich, Gérard Darmon, et en gros tous les potes d'Alain Chabat...
2002
Revu récemment pour la troisième ou quatrième fois, je prends peu à peu conscience de combien ce film est hilarant et constitue peut-être pour moi le film le plus drôle du cinéma français contemporain. En grande partie la cause de cette réussite, un Alain Chabat aussi éblouissant devant que derrière la caméra, faisant revivre l'humour savoureux des Nuls dans un casting magnifique, un scénario bien foutu et des gags plus qu'excellents. Les personnages sont déjà cultes, et leurs répliques avec ("Euh, Itinéris, je te capte pas, là...").
Si le premier opus cinématographique des aventures des Gaulois était relativement fidèle à la bande dessinée et à l'univers de Goscinny et Uderzo bien qu'assez decevant par le manque d'humour efficace, Chabat a réussi ici le pari fort de n'extraire de l'histoire originale des Gaulois que les quelques perles d'humour qui en ont fait le succès, et des les faire tenir deux heures de film. En quelque sorte, et c'est sûrement purement subjectif, j'ai l'impression que Chabat n'a repris d'Astérix que le meilleur, et en est paradoxalement le plus fidèle en même temps... Curieux... Mais énorme !
Evidemment, nos patriotiques gaulois nationaux ne servent pas à grand chose et ne sont que prétextes à reprendre l'humour de Goscinny, et Depardieu et Clavier ont l'air un peu paumés au sein d'un film presque entièrement porté par les facéties d'un Jamel pour une fois pertinent. Aussi paumés peut-être que des gaulois en territoire égyptien, finalement...
Bref, que dire de plus sur ce film désopilant où chaque personnage est porté par un acteur enthousiaste (Monica Bellucci n'est peut-être pas excellente actrice, mais, bon... elle a un joli nez...), chaque situation prétexte au gag et à la parodie, où l'humour de Goscinny attérit en plein dans La cité de la peur pour le meilleur.
Espérons que le prochain opus reprendra la même veine, et qu'encore une fois on assistera à une suite bien meilleure que le précédent.




