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Saint Seiya

Saint Seiya
Bande dessinée
Scénario et dessin : Masami Kurumada
Edition : Kana

Et oui, n'en déplaise à certains, le manga est une bande dessinée ! Même si ce genre m'a longtemps rebuté, je dois avouer que certaines séries m'ont vite charmé et m'ont vite amené à changer d'avis... Saint Seiya est peut-être le premier manga que l'ai lu, voulant retrouver en bd l'ambiance du dessin animé Les chevaliers du zodiaque qui m'enthousiasmait tant dans mon enfance. On peut y ajouter l'incontournable Dragon Ball Z mais j'ai toujours préféré de loin le monde de Saint Seiya.
Parce que, déjà, ce monde fait un lien direct entre notre réalité moderne, la mythologie grecque et l'onirisme des mangas. En effet les combats irréels et surpuissants que nous proposent toujours les mangas sont ici expliqués par l'influence de la mythologie dans le monde réel : l'idée est géniale. Ajoutez à cela l'initiative de placer ces chevaliers mythologiques sous les signes de constellations et vous êtes sûrs de ravir tous les enfants qui ont des étoiles dans les yeux et tous les adultes que deviennent ces enfants.
Et puis les héros sont attachants. Les mangas aiment à varier les personnages et les héros : Saint Seiya, bien que parfois un peu trop centré sur le personnage de Seiya, dispose de personnages principaux vraiment charismatiques... Seiya, chevalier du Pégase, un peu maso sur les bords, qui aime à apprendre de ses défaites ; Shiryu, le puissant chevalier du dragon qui brille par son courage et sa détermination ; Hyoga, le chevalier du Cygne, dont la froideur camoufle à peine un sens de la justice énorme et un sens de l'amitié touchant ; le féminin Shun, chevalier d'Andromède, pacifique et noble ; Ikki, le puissant et mystérieux chevalier du Phoenix, un peu à l'écart du groupe ; ou encore la divine (c'est le cas de le dire !) Saori Kido... Des personnages différents dont les liens nous touchent, des chevaliers puissants avec leurs défauts et atouts spécifiques.
Et puis il y a les valeurs de la justice développées d'une façon rare : les combats en viennent presque à prôner l'antiviolence (Andromède est représentatif). Quant à l'idée de l'énergie qui affluerait dans chacun de nous et que seuls les nobles pourraient percevoir pour devenir surhumains (la cosmoénergie ici, ou le chi dans Gunmm), elle renvoie à certaines philosophies asiatiques qui rendent la BD beaucoup moins gratuite. En bref : c'est noble et beau...
Bien sûr qu'il y a quelque défauts... Comme dans DBZ, les ennemis se succèdent et sont toujours plus puissants que ceux d'avant, et les héros n'y arriveront jamais, et puis finalement si. Dans DBZ : rappelez-vous que Tenshinhan (je sais pas l'écrire) est un redoutable ennemi au début, et une quiche inutile à la fin. De même ici, les chevaliers de bronze affrontent les chevaliers noirs, supposés plus forts, puis les chevaliers d'argent ("Mais c'est impossible, vous n'êtes que de simples chevaliers de bronze !"), puis les chevaliers d'or ("Mais c'est impossible, vous n'êtes que de simples chevaliers de bronze !") puis des méchants venus de très loin qui foutent même les pétoches aux chevaliers d'or... Bref le scénario se répète souvent. De même sur les combats : on voit souvent le gentil se faire exploser, puis se redresser et tataner le méchant quand même. On sait bien que ça va se finir ainsi, et pourtant Masami Kurumada nous surprend et nous skotche par un style dynamique et efficace. Une réussite, et un manga culte qui, une fois n'est pas coutume, ne s'étale pas dans une collection trop gigantesque.
A noter l'existence d'une nouvelle série : les Saint Seiya Episode G qui portent sur la jeunesse des chevaliers d'or dans un style graphique assez différent.

SERIE FINIE : 28 tomes parus.
# Posté le mercredi 31 mai 2006 15:44
Modifié le jeudi 24 mai 2007 09:37

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